TEEYAH
A quelques jours de son premier concert à Abidjan, voici la confidence de Teeyah: faire chavirer de bonheur musical la salle Anoumabo du Palais de la Culture, samedi soir. Elle veut aussi, à travers son premier concert abidjanais, revendiquer un peu plus encore ses origines ivoiriennes (elle est guéré de Guiglo par sa mère) «A mon premier album la plupart des gens me prenaient pour une antillaise… J'avais un problème d'identité, en fait. Alors, pour mon deuxième album, j'ai décidé de revendiquer mes origines afro, ivoiriennes…» Lançait-elle, lundi soir, au Butterfly, en Zone 4, lors de sa conférence de presse d'avant concert. Et pour bien montrer qu'elle est viscéralement attachée à la Côte d'Ivoire, elle a décidé, avec son équipe, de baptiser ce concert «Made in Côte d'Ivoire».
Jour après jour, heure après heure, la grande échéance, son premier rendez-vous avec son public abidjanais se rapproche. Mais du haut de ses 23 ans, la jeune fille n'est pas effrayée par le challenge, loin de là. Lucide, elle lançait encore lundi dernier «Je veux faire un grand coup.» Et visiblement, ce ne sont pas des paroles en l'air puisque la jeune chanteuse, qui a déjà dix ans d'apprentissage musicale derrière elle, répète assidûment depuis son arrivée. Histoire de permettre à l'orchestre de bien maîtriser son répertoire éclectique et multirythmique.